Charpente d’agrandissement au Barp — structure mixte et mise hors d’eau
Voici un retour de chantier qui illustre assez bien la façon dont nous abordons ce type de projet. Une maison existante au Barp, une extension à structurer, un portique d’entrée à tailler sur mesure — et la nécessité d’assembler tout cela de manière cohérente, tant sur le plan technique qu’esthétique. Chez Charpente du Val de l’Eyre, nous intervenons depuis près de 40 ans sur le bois extérieur, avec une double compétence charpente et couverture qui nous permet de piloter ce genre de chantier de A à Z, sans multiplier les interlocuteurs. Si vous souhaitez voir d’autres exemples de notre travail, notre page charpente traditionnelle ou notre galerie de réalisations donnent un bon aperçu de ce que nous menons au quotidien…
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La demande : une extension habitable et une entrée qui a de la tenue
Le propriétaire souhaitait agrandir sa maison tout en soignant l’entrée — deux objectifs qui appelaient des réponses différentes, mais coordonnées. Pour l’extension à proprement parler, la structure devait s’imbriquer dans une toiture existante présentant des niveaux différents, ce qui posait d’emblée la question des jonctions et de l’étanchéité aux points de raccord. Pour l’entrée, la demande portait sur un portique en charpente traditionnelle avec un lien arrondi — ce détail qui donne du caractère et marque visuellement le seuil.
Deux contraintes locales venaient s’ajouter à cela : le climat océanique du secteur (vent, humidité persistante) et le risque d’attaque biologique lié à la présence de termites en Gironde. Le choix des matériaux ne pouvait donc pas se faire à la légère.
Ce que le chantier impliquait concrètement
Il fallait articuler deux logiques assez différentes. D’un côté, des fermettes industrielles préfabriquées pour la partie principale de l’extension — une solution rapide, fiable, économiquement cohérente pour couvrir une grande surface. De l’autre, la taille et l’assemblage à la main du portique d’entrée, avec ses liaisons tenon-mortaise et son lien arrondi visible. L’enjeu technique le plus délicat résidait dans la gestion de la noue — c’est-à-dire la jonction entre les deux pans de toiture — et dans le positionnement des ancrages du portique sur la maçonnerie neuve.
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Notre réponse technique : structure mixte, zinguerie sur mesure, finitions adaptées
Les fermettes et le portique : deux approches, un résultat cohérent
La partie principale de l’agrandissement a été réalisée avec des fermettes en bois résineux (épicéa ou pin) préfabriquées en usine selon les plans de charge. Ce type de structure permet une pose rapide et un coût maîtrisé — c’est précisément pour ça que nous les utilisons sur les grandes surfaces, là où la charpente traditionnelle n’apporterait pas de plus-value visible.
Le portique, lui, a été entièrement taillé et assemblé par nos soins. Les assemblages tenon-mortaise — liaison bois sur bois, sans quincaillerie apparente — offrent à la fois une résistance mécanique sérieuse et une esthétique soignée. Le lien arrondi a été façonné en atelier, puis le portique a été levé et scellé sur des sablières posées directement sur la maçonnerie en blocs béton. Le bois a été traité en autoclave classe 3 ou 4, ce qui constitue le minimum requis dans notre contexte climatique et géographique.
La noue en zinc : le point de vigilance du chantier
La jonction entre la nouvelle toiture et l’existante a été traitée par la réalisation d’une noue en zinc laminé (épaisseur 0,65 mm), façonnée sur mesure pour s’adapter précisément aux pentes en présence. Une noue mal exécutée, c’est une infiltration à terme — nous y avons donc accordé un soin particulier, avec les soudures et les relevés nécessaires, puis la pose de chéneaux de rive et d’une main courante en zinc pour un raccord à la fois discret et durable.
Pour la couverture, le choix s’est porté sur des tuiles béton « Plein Ciel » teinte terre cuite, adaptées aux conditions du littoral atlantique : résistance au vent, à l’humidité, et cohérence visuelle avec l’existant.
Les finitions : des détails qui font la différence
Les sous-faces des débords ont été habillées avec des bandeaux et lambris PVC blancs — résistants aux UV, faciles d’entretien, et qui donnent une finition nette à l’ensemble. Tout au long du chantier, nous avons effectué des contrôles réguliers : aplomb et niveau des murs, équerrage des assemblages, pente et étanchéité des noues, recouvrement et fixation des tuiles. Rien de spectaculaire là-dedans, mais c’est ce qui garantit la tenue dans le temps.
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Ce que ce chantier dit de notre manière de travailler
La combinaison fermettes/portique traditionnel n’est pas un compromis — c’est un choix raisonné. Les fermettes optimisent les délais et le budget sur la majeure partie de la toiture, pendant que la pièce taillée à la main apporte une signature sur la partie la plus visible du projet. Chaque matériau a été sélectionné pour sa pertinence dans le contexte local : bois traité en autoclave, zinc 0,65 mm, tuiles béton « Plein Ciel ». Les méthodes traditionnelles là où elles apportent quelque chose de concret, la préfabrication là où elle améliore la productivité — c’est à peu près notre logique sur tous nos chantiers.
La double compétence charpente et couverture nous permet de gérer l’ensemble du projet sans rupture technique ni perte d’information entre corps de métier. Un seul interlocuteur, une seule vision d’ensemble, des délais maîtrisés.
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Le résultat au Barp
L’extension s’intègre à l’existant sans rupture visuelle, le portique marque l’entrée avec caractère, et la toiture tient ses promesses côté étanchéité. C’est le type de chantier qui résume assez bien notre approche : rigueur technique, choix de matériaux adaptés, et attention aux finitions.
Si vous portez un projet d’agrandissement ou de rénovation de toiture dans le secteur — Le Barp, Mios, Bassin d’Arcachon — nous pouvons vous proposer un devis gratuit et un accompagnement de proximité. N’hésitez pas à nous contacter…
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